TON BOUQUET

Published on by YVAN BALCHOY

Autrefois tu m'as offert un bouquet de fleurs

en guise de primeur,

tandis qu'en te présentant mon ordinateur

je croyais te faire une faveur

Le temps a passé,

l'ordinateur s'est desséché‚

en triste calculateur,

tandis que tes fleurs

ont redonné‚ à ma vie toute sa verdeur

J'ai compris enfin, mon coeur,

que ta part ‚était de loin la meilleure

Je voudrais tant te rendre tout ce bonheur,

éclos de tes quelques petites fleurs

Yvan Balchoy : Le 24 août 1992 dans la nuit "fleurie" par toi

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ADIEU

Published on by YVAN BALCHOY

J’aime ton con

si abscons et profond

ses odeurs maritimes

sa fraîcheur d’églantine

qui me mettent de bonne humeur.

J’aime les pointes de tes seins

quand elles se dressent

sous les caresses de mes mains

en fièvre.

J'aime tes salives

même quand elles font leurs valises,

j’aime épancher mes humeurs

dans ton moelleux tapis de fleurs

Je t’aime

Yvan Balchoï 5 mai 1997

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LA "BONNE" EDUCATION

Published on by YVAN BALCHOY

Tais-toi, laisse parler les grandes personnes,

Mange ta soupe,

N'oublie pas de te laver les mains avant de passer à table

Qu'est ce que j'ai fait au Bon-Dieu

pour avoir des enfants comme ça !

De mon temps les enfants respectaient leurs parents,

Je n'ai pas à justifier mes ordres, c'est comme ça

parce que telle est ma volonté et que je suis ton père !

 

QUAND DONC DEVIENDRAS-TU ENFIN UN ADULTE !

 

 

 

 

 

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Published on by YVAN BALCHOY

AMOUREUX DE L'AMOUR

 

Je suis amoureux de l'amour

Ainsi m'avez vous décrit avec humour.

Amoureux de l'amour,

je serais donc en quête d'un éternel toujours.

Si beaux qu'ont été mes amours d'hier

qui, un jour, m'ont dit Adieu

les unes brutalement

les autres imperceptiblement

je les ai déposées au vestiaire

comme un passé précieux,

mais l'important, c'est aujourd'hui

au moment ou vous avez surgi

dans mon existence

vous imposant par votre rayonnement

tout en nuance

à l'opposé de toute violence

qui souvent qualifie le commencement

d'un nouvelle union

qui fait table rase d'un passé moribond

Ne parlons plus d'hier,

n'ayons pas peur de demain,

c'est aujourd'hui que j'aime,

c'est dans ce présent qui m'enchante

que vous remplissez ma vie

d'un bonheur jamais connu

puisqu'unique

comme vous, mon amie.

Alors je n'ai pas peur

de mon actuel bonheur

même si je le sais fragile

comme toute idylle

 

 

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CREDO

Published on by YVAN BALCHOY

illustration de Gisèle Leeman

Même si ton corps

est trésor,

Il n'est pas en or

je ne l'adore

ni ne l'implore.

Je te préfère

comme moi de chair

ma toute chère.

Même si ta finesse

me poursuit sans cesse,

tu n'es pas ma déesse,

encore moins mon idole

tout en pactole.

Bien mieux, tu es femme

avec tant de charme,

amie de si riche compagnie,

ma mie si jolie.

Je crois au demain

du travail de tes mains,

des mots qui pleurent,

des couleurs en fleur,

je crois en ton cri

qui gémit ou rit

au rythme d'une humanité

en quête d'identité.

Si j'admire sans fin

tes précieux dessins,

ils n'épuisent pas ma faim

du si fin de tes seins.

Pourtant ton Abandon,

où tu nous dénudes sur papier

ta plus secrète intimité,

reste ton plus merveilleux don.

A mille lieues de ton toit

ou dans tes bras de soie,

riche de toi,

ma vie devient chemin de joie,

chemin de croix,

enfin une vraie histoire humaine,

c'est pourquoi je l'aime !

Yvan Balchoï : le 1 mars 1992 (illustration de Gisèle Leeman)

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EXKI

Published on by YVAN BALCHOY

Exki de la gare centrale,

Mon regard s’attarde sur la terrasse

remplie à ras-le-bol, ce matin ensoleillé.

Là-bas une silhouette élancée

Me fait frissonner d’impatience,

Mais non, ce n’est pas toi

Certes l’élégance de l’inconnue

Te conviendrait bien

Mais la couleur de sa chevelure

Blonde comme un beau champ de blé

me paraît ce matin si terne

comparée à la tienne.

Enfin, un peu déçu

mais plus résolu que jamais,

j’entre dans la salle

bourrée à cette heure

de touristes avides d’un bon café

d’employés venant choisir leur sandwich

et de copains, comme moi,

heureux de se rencontrer.

Mais au sein de cette foule animée et bagarrée,

Je me sens seul

Et ne perds pas de vue l’entrée, par laquelle,

J’en suis sûr, tu vas bientôt apparaître…

Un instant de distraction sans doute,

Je ne sais comment tu es là,

mais te voilà,

face à moi,

Le sourire aux lèvres,

L’élégance qui t’habille comme un gant,

Même si chaque fois

Je te trouve si merveilleusement différente.

Un bisou chaste et rapide te sert de salut

et je dois bien m’accommoder

en ce lieu si peu discret.

Mais à vrai dire, depuis ton apparition,

Je ne vois plus autour de moi

que toi, ma beauté,

qui m’offre le meilleur de toi

sans pouvoir cacher,

cette fatigue,

qui ce matin joue

à cache-cache

avec ta beauté

qui heureusement surnage toujours.

J’aurais grande peine à résumer une conversation

Où nous nous partageons un peu

des richesses et des pauvretés

de notre quotidien.

A de petites remarques

si remplies d’attention,

sur ce manteau bien chaud

que tu voudrais bien m’aider

à acheter, je découvre mieux

ta tendresse cachée

que tu n’aimes pas étaler.

Et moi je rêve à ce jour prochain

où tu m’inviteras, j’espère,

à me reposer tendrement

toute une longue journée,

Dans tes bras,

tout près de toi ;

c’est mon eldorado à moi,

le seul paradis

qui me suffit.

Mais soudain,

à un léger raidissement,

sur ton visage, je comprends

qu’il est temps de nous séparer.

Avec grâce, tu te lèves

Tu m’invites aussi discrètement

que fermement

A me diriger vers la sortie,

Tu me proposes, bien sûr,

de t’accompagner un bout de chemin,

Et me souhaites bonne chance

pour le reste de ma journée.

Dans la rue, toujours si ensoleillée,

tu me souris aussi fort,

qu’à ton arrivée,

tu m’embrasses une fois encore,

avant de disparaître,

dans une foule qui redevient

mur opaque, qui peu à peu te cache.

Mais qu’importe ma nouvelle solitude,

elle n’est plus qu’apparente,

je repars vers de nouvelles rencontres,

tout ragaillardi, tout réconforté,

par ces quelques minutes,

tout près de toi, ma belle,

La terre, ma vie, mes projets

sont plus neufs que jamais

et déjà je pense au moment béni,

où nous nous retrouverons

en ces instants porteurs d’éternité

que, toi seule,

depuis tant et tant d’années,

me donnes à satiété.

Yvan Balchoy

11 novembre 2011

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YANKEE

Published on by YVAN BALCHOY

YANKEE

Monsieur le Yankee,

Te souviens-tu de Nagasaki

Toi qui trouves ton exquis

A profiter du mal acquis

A l'image de tes gratte-ciel

Et de ton pouvoir présidentiel

Ta force militaire

Se moque des frontières

Et par delà les mers

Impose sa loi à l'ensemble de la terre

Tu ne " respectes " les indépendances

Que si elle te laissent faire

Ce que bon te semble

En distribuant des salaires de misère

"De quoi ne pas mourir de faim"

Alors que tu assouvis tous tes besoins.

Ainsi le monde peu à peu s'appauvrit

Tant que chaque jour tu t'enrichis

Monsieur le Gringo

Tu t'étonnes qu'ici tant te crient "GO"

Quand tu crois les gâter "à gogo".

Pour creuser un canal

A tes yeux capital

Tu as privé la Colombie

D'une partie de sa superficie

Dont tu as fait une sorte de colonie

dotée d'une vague autonomie

Qui s'appelle Panama

Mais qui est surtout ta proie

Le jour où un triste dictateur,

Jusque-là ton fidèle serviteur

S'est mis en tête de te résister

Pour à son tour profiter

Des gains immenses

Que procure la redevance

De ce ruban d'eau,

qui te rapporte gros

qui ne te coûte pas trop

Tu as soudain découvert

que ce président était un gangster

Vendant de la cocaïne

S'enrichissant grâce à l'héroïne.

Oubliés les services rendues à la CIA

Effacés les éloges d'autrefois

Rien ne te fut plus facile

que de trouver un juge docile

pour condamner sans sursis

ce détestable chef d'état

qui osait tenir tête aux USA.

Scandale à tes yeux inouï

ce président insoumis

se moqua des arrêt d'un tribunal

le trouvant tout autant partial

que contraire au droit international

Une telle insolence

méritait une réponse d'importance

Elle vint rapidement

sous forme de bombardements

et d'une invasion brutale

aussi criminelle qu'illégale

qui mit le pays à feu à sang

massacrant allègrement

moultes hommes, femmes et enfants

issus surtout des quartiers populaires

et n'ayant rien à voir dans l'affaire.

Quatre mille innocents payèrent ainsi de leur vie

la décision d'un petit juge ravi

de donner ainsi raison à son pays.

Réfugié à la nonciature apostolique

se fiant au droit d'asile si historique

Noriega fut enfin trahi

par le nonce apostolique

qui, oubliant la parole évangélique

le livra à ses ennemis.

Aujourd'hui tout est rentré dans ton ordre

cet "American way of life"

qui pour les peuples cobayes

est le plus grand des désordres.

Prends garde, Yankee

à tous ces maquis

qui peu à peu de dressent dans l'ombre

de leurs secrètes catacombes

pour restaurer l'honneur

de leur peuple toujours crâneur

un jour tu apprendras à tes dépens

qu'on ne se moque pas impunément

des nations dont la fierté

tient parfois lieu de nationalité.

Le jour viendra

où à son peuple reviendra

le canal creusé hier par les pauvres

aujourd'hui exploité

par le riche étranger

Le jour viendra,

où sur ta propre terre

tes minorité révoltées

te feront mettre pied-à-terre

toi le sinistre oncle SAM,

le premier des cleptomanes,

le roi de l'Arnaque,

l'oppresseur des black

Alors, le vrai peuple américain

redevenu maître de son destin

prendra sa place

parmi les révolutionnaires en marche

vers une nouvelle humanité

retrouvant la fraternité de l'égalité.

Yvan Balchoï : le 6 décembre 1997

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QUATRE SAISONS

Published on by YVAN BALCHOY

Tu es mon printemps

quand tu me chuchotes : "Je t'attends".

Tu es mon été

quand, tout contre moi, tu te fais volupté.

Tu es mon automne

Quand, grâce à toi, tous mes soucis si joliment s'envolent.

Tu es mon hiver

Quand tes mots se font quelque peu amers.

Tu es ma fleur de tous les temps

Car, à chaque instant, Tu es mon meilleur présent.

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MON NOUVEAU POEME

Published on by YVAN BALCHOY

Ce matin

mes yeux s'entrouvrent à peine,

la chaleur des draps ennivre encore ma chair

et pourtant ... Plus subtil que la lumière,

Vrai casse-pieds d'abord,

Il éveille ma conscience encore intermittante

Il me secoue avec vigueur

Ne laisse aucune chance

À dame grasse matinée

Oui, le voilà qui m'invite

Au saut du lit

À lui obéir sans réserve;

Pas question de lui fausser compagnie,

aucune échapattoire possible;

Je n'en n'ai ni la force, ni l'envie

Il me gratouille les méninges, Il m'électrise les doigts

Ma nuit et bel et bien finie

Pourtant je ne sais pour ainsi dire rie

de ce nouveau compagnon

qui au saut du li

mobilise

toute mon énergie

et je l'espère,

va combler mes plus secrets désirs

Un titre, quelques rimes

Que j'aligne,

Le voici, en genèse

mon nouveau POEME,

Quel en sera l'objet ?

Au-delà des mots,

de l'orthographe et de la syntaxe, j'en connais au moins le sujet

car ton nom brûle

en mon cœur !

Bienvenue à toi, bel amour !

Yvan Balchoy 29 août 2006 "En attendant ma mie."

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MER DU NORD

Published on by YVAN BALCHOY

Si verte, si blanche

dans ses franges

la mer doucement chante et danse.

*

Le soleil

étonnemment bas

ruisselle sur l'autoroute de sable

constellée de millions de bijoux coquillages

qui me font presqu'oublier mon âge.

*

En colonies

Les mouettes gris argentées

qui dessinent de joyeuses pirouettes

dans les airs

semblent apprécier

ce fac-similé de l’été…

*

Ce bateau, tout au loin

disparaît soudain.

Est-il happé par le ciel

Ou dévoré par la mer…

*

La marée monte

Tandis que la plage se démonte…

La plage

devient chemin de halage

*

Rivée à ton amour,

fixée à ton toujours,

tu es si loin, ma belle

et pourtant tout te rappelle

*

Tant de beautés ici réunies

en font un un paradis,

malgré tout en mon cœur

Je ne vis que l’ombre du bonheur.

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