TU SOUFFRES DES PIERRES

Published on by YVAN BALCHOY

Tu souffres des pierres,

Romps ce silence

fait de souffrances

car à toi sans cesse je pense

Tu souffres des pierres

courbée sous l'offense,

mais ton coeur est immense

et plus fort que vengeance

Tu souffres des pierres

au fond de la nuit

quand l'espoir fuit.

Si ton aujourd'hui

s'appelle l'hiver,

demain, crois-moi, il sera vert

Tu souffres des pierres

si fort qu'il te le faut crier,

le peindre et le chanter

Voilà ta vraie prière

dont tu peux être fière

Je ne suis qu'un petit caillou

de rien du tout

Mais grâce à tes pleurs de pierre

j'en ferai naître

des fleurs d'hiver.

Yvan Balchoï

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DANS LES BRAS DE MA MAMAN

Published on by YVAN BALCHOY

Dans les bras de ma maman

Dans les bras de ma maman

Mon premier bain

Mon premier bain

YVAN BALCHOY né à DINANT au deuxième étage d'un café restaurant s'appelant la TOUR EIFFEL LE 13 février 1936, il y a juste 80 ans.

Quatre vingt ans de découverte d'une vie dont le devise d ela famille de ma Maman me donne une des clés essentielles :

NULLA ROSE SINE SPINA

PAS DE ROSE SANS EPINE

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MEDECINS DU PEUPLE

Published on by YVAN BALCHOY

MEDECINS DU PEUPLE

Hier soir devant la télé

je suis resté éveillé

jusque bien tard

sans en avoir marre

ce qui est bien rare.

Face au présentateur

soucieux de laisser s'exprimer

en toute liberté

chacun de ses interlocuteurs

de pauvres gens

incapables de se soigner

dans une société

où les indigents

sont moins que néant.

Face à eux quelques médecins

sans préjugé ni frontières

ayant l'air

d'être aussi marginaux

parmi leur pairs

que leurs patients

qui, atteint de misèrite aigue

toute honte bue,

détaillent leurs maux

avec les mots tout simples

de ceux qui ne savent guère feindre.

Malades et médecins

pour une fois la main dans la main

ont détaillé longuement

le mécanisme infamant

qui peu à peu transforme l'Inami

en organisme de protection des nantis.

Tant pis pour le sans emploi

qui perdant son sang froid

incapable de payer ses dettes

tombe peu à peu dans la disette

perd ses biens

puis les siens

et se retouve un jour clochard

dans le hall d'une gare.

Si malade, il a besoin

de grands soins,

il aura bien de la peine

à se faire admettre aux urgences

comme s'il était une gène

pour les autres patients.

Ce pauvre homme

ne pourra rester que le strict minimum

comme si, coupable du "crime"de misère

il n'avait droit qu'au traitement le moins cher.

Aussi souvent il n'a pour se soigner

que le bus quelque peu délabré

des Médecins populaires

heureusement sans oeillères

qui soignent toute souffrance

sans s'inquièter de sa provenance

ni du compte financier

du malade à soigner.

En ne considérant pas les gens sur leur mine

en un temps où beaucoup de disciples d'Esculape

oublient leur serment d'Hyppocrate

ils font sans conteste l'honneur de la médecine.

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CUBA

Published on by YVAN BALCHOY

Cuba la fière

Joyau de la mer

vivante ode

à la Liberté

que rien ni personne n'inféode.

Des deux mains j'applaudis

l'esprit hardi

de ta révolution

sans compromission

Toi l'insoumise

Que martyrise

Ton voisin mastodonte

avec son désir immonde

de te réduire à sa merci

de te mettre au pilori

en te soumettant à son dollar

et sa culture barbare.

Entre Che Gevara le héros

et la C.I.A. son bourreau

Entre Fidel Castro

le Guérillero

et Bush le sinistre falot

mon coeur t'a choisi.

Sans hésitation, il a pris parti

Depuis des lustres

tu t'illustres

par ta soif de liberté

ta volonté d'équité

ta lutte pour la santé.

la fierté d'une culture

pour tous sans rupture

Hierencore triste lupanar

au mains de salopards

ton peuple humilié

un jour s'est levé

Derrière Fidel et ses barbus

il s'est battu

d'abord à un contre cent

un combat bouleversant

contre le tyran

de plus en plus vociférant

et ses hordes

en désordre.

L'étranger commandante

dans sa clandestinité

l'argentin Ché

s'étant arraché

aux facilités bourgeoises

s'est jeté dans la noise

pour rendre sa dignité

à son continent bafoué

Aujourd'hui bien du temps a passé,

Ayant perdu ton grand allié,

l'U.R.S.S., aujourd'hui dépouillée

il t'a fallu batailler

plus que jamais

pour préserver tes acquis

sans sombrer dans l'oubli.

Ton peuple, affaibli,

souvent démuni,

perturbé par la propagande agressive

de son voisin de rage ivre

confronté au spectacle d'un tourisme abêtissant

épuisé par un blocus permanent,

garde son cap politique

conscient que dans un monde devenu gringo

lui seul garde le flambeau

d'une humanité prophétique

dont il est semence

et promesse combattante

Longue vie à Cuba,

à Fidel et à l'héroïque peuple cubain

Honte à l'ogre américain.

Yvan Balchoy

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MA DAME DE PARIS

Published on by YVAN BALCHOY

MA DAME DE PARIS

De retour dans la nuit,

en votre chaud petit nid

une fois bien rafraîchis

nous nous glissons ravis

en votre grand lit

Alors le miracle s'accomplit

tout autour de nos corps alanguis

qui revivent l'un contre l'autre blottis

notre voyage si réussi.

En votre chevelure accueilli

j'y retrouve la senteur fleurie

qui m'avait envahi

devant le parc de Montsouris.

Couvrant de mimis

vos yeux chéris

j'y découvre abasourdi

l'éclat des lumières de Paris.

Mes mains hardies

telles celles d'un sculpteur accompli

explorent les courbes exquises

de votre corps épanoui

qui davantage me séduit

que les statues si graciles

du parvis de la gare endormie

J'y découvre ébahi

des buttes fleuries

des vallées rebondies

si joliment assorties

qui sous mes caresses erratiques

se dressent toutes raidies

où s'ouvrent assouvies.

Se rappelant avec appétit

la tour qu'Eiffel a bâti

Mon corps à son tour grandit

rêvant de se voir englouti

dans le ciel de vos fioretti

où il se sent enfin au paradis.

Embrassant sans répit

vos longues jambes arrondies

j'y retrouve l'atmosphère unique

de cette avenue aux mille boutiques

qui me mène à l'arc portique

de votre univers aromatique

En vous profondément enfoui

en cette cathédrale attiédie

je vous découvre conquis

ma délicieuse Dame de Paris

Yvan Balchoï

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JOURNEE INOUBLIABLE

Published on by YVAN BALCHOY

JOURNEE INOUBLIABLE

 

 

 

Ellezelles

ce matin si belle

quand dans tes yeux

je retrouve le merveilleux

d'être deux.

 

Le sentier de l'étrange !

sorcières et anges

nous y guettent aux détours

de nos amours.

 

La paix du soir

doux cheminement dans le noir

main dans la main

qi'il est doux ce sentier

qui abrite notre amitié.

 

Dans le grand lit

notre petit nid

je caresse tes délicieux petits seins

j'ai tellement faim

tu me donnes ton corps

je me sens si fort

la nuit tombe sur nous

tant pis pour les jaloux !

 

 

                                                                          Yvan Balchoï : le 12 mars 1990

 

 

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ECHEC ET MAT

Published on by YVAN BALCHOY

ECHEC ET MAT

A Sarajevo ce samedi sur la place du marché l'atmosphère est endimanchée Oubliant leurs maux les badauds partent à l'assaut d' échoppes un peu moins vides de prix un peu plus accessibles. "Donnez-moi ces belles tomates" demande une jeune fille au teint mat. à un commerçant au sourire éblouissant. Au même moment, au sommet de la colline, c'est la routine, "Echec et Mat" s'écrie en serbo-croate un artilleur adolescent fier comme Artaban. Son obus enfin au dixième essai a atteint ce quartier populaire dont les gens ont l'audace de défier leurs bourreaux en se promenant débonnaires au lieu de se traîner comme des limaces. Au bruit assourdissant, succède un silence effrayant, puis des cris déchirants. tandis que des gens courent dans tous les sens Au joyeux caravansérail à l'allure d'un mini-carnaval, succède un spectacle infernal la place n'est plus qu'une boucherie, où cris et pleurs, sang et horreurs forment une horrible cacophonie. Sur le sol rougi la jeune femme gît pauvre pantin désarticulé. Elle avait vingt ans tout comme ce soldat séduisant qui venait de l'assassiner au nom d'une idée insensée née dans la cervelle brûlée d'un dictateur fou assisté par une foule de voyous chantre maudit de cette grande Serbie qui sous le couvert d'une utopie aussi perverse qu'hypocrite se rend coupable d'un génocide aussi stupide que fratricide.

Ce vendredi à Hébron qu'il fait bon ! Dans le caveau d'Abraham qu'on se réclame de la Thora de l'Evangile ou des Ayatollahs la foule est nombreuse et particulièrement pieuse. Personne n'a porté attention à l'étrange intrusion de cet homme lourdement chargé au regard courroucé qui posément s'installe dans un coin de la salle d'où il lui est possible de contempler à loisirs la foule des fidèles musulmans si nombreux en ce temps du Ramadan. A vrai dire il n'en n'a cure ne pensant qu'à conclure le contrat qu'il s'est fixé: A tout prix déstabiliser le processus de paix qui met en danger la suprématie due aux douze tributs du peuple élu. Il est temps de se débarrasser sans regret ni pitié de tous ces nouveaux païens successeurs des Philistins qu'on a eu tant de peine à chasser de leurs domaines en restituant ainsi au peuple d'Israël tous ses droits accordés par l'Eternel. Bien plus que la haine c'est la certitude hautaine de posséder la vérité face à tous ces dégénérés qui arme brusquement ses mains des armes jusque là cachées en son sein et la tuerie commence implacable les fidèles atteints au hasard s'écroulent pitoyables dans une sanglante mare d'où la vie s'écoule comme une tragique houle tandis que furieuse la foule des fidèles indemnes réussit à grande peine à mettre hors d'état de nuire puis à occire le fanatique assassin lui infligeant ainsi une juste fin.

A vrai dire Sarajevo et Hébron ne sont que deux noms dans l'immense océan des flots de sang qu'ont fait jaillir un peu partout d'innombrables fous qui se croyant pieux croient servir leur dieu en semant la mort au nom du droit du plus fort C'est vrai que depuis l'orée des temps toutes les religions sans exception ont engendré bien plus d'assassins qu'elle n'ont donné de saints Au delà des divergences d'opinions bien en déça de toutes les passions sans le respect de l'homme sous toutes ses formes a quoi bon, dieu en arabe ou en hébreu au pays de Vishnu ou chez les bantous en soutane ou en burnous Face à tous les inquisiteurs de Navarre ou d'ailleurs j'ai envie de crier "Assez" même si je suis taxé pour cela de péché Au diable cette idéologie qui au nom de son orthodoxie prétend faire taire ses opposants en remplissant les cimetières Face à ces mascarades et autres croisades j'en appelle à l'unité des hommes de bonnes volontés croyant ou athées qui tentent de guider l'humanité vers une nouvelle fraternité Bien au-delà du religieux et de l'irréligieux l'homme rejoint Dieu qu'il l'appelle "le grand Soir", l'ultime espoir le grand horloger où l'humble crucifié.

Peu importe les mot pourvu qu'il reste l"Ecce Homo" Sans amour il n'existe que des dieux qui nous disent adieu, si tu aimes en vérité, tu seras du seul bon côté où on ne risque pas de se tromper. tu ne tueras point ton frère fils comme toi d'un même Père qui te reconnaîtra pour sien que tu te dises athée ou païen Entre l'athéisme qui défend l'homme contre tout ce qui le déforme et les pieux imbéciles qui au nom de l' "Ainsi soit-il" veulent nous courber sous des divinité s bêtes à pleurer mon choix est vite fait ! Ceux qui exaspèrent les races avec des appétits de rapaces sont les tortionnaires du seul Christ qui aujourd'hui pour moi existe tellement vivant sous les traits souffrants des victimes innocentes de la barbarie triomphante. Puissent Sarajévo et Hébron nous servir de leçon. pour qu'au plus grand jamais on n'utilise la guerre pour créer de nouvelles frontières au lieu de se tendre la main pour les supprimer enfin. Quel joli couple aurait pu naître dans un climat de fête entrer ce jeune serbe désintoxiqué et sa victime dès lors sauvée Et si à Hébron ce juif fanatique renonçant à son idéologie pharisaïque avait tendu la main à son frère l'imam qui bien que musulman est lui aussi fils d'Abraham Hébron serait devenu aujourd'hui symbole d'une nouvelle société où s'estompent les différences devant notre commune descendance

Assez de sang versé ! Ce soir j'en ai marre de tous ces abattoirs cashers ou purificatoires qui prétendent légitimer des meurtres à peines camouflés. De Torquemada aux nouveaux préchi-préchas toux ceux qui massacrent par idéal sont tous fils du mal et le dieu qui, croient-ils les soutient en tout cas n'est pas le mien.

Yvan Balchoï: mars 1994

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DE LA MER A LA MERE

Published on by YVAN BALCHOY

Enfoui profondément dans le divan

j'écoute distrait d'abord

La musique rythmée des vagues

Qui frôlent le rivage .

Brusquement j'ai l'impression d'entrer en cette symphonie maritime,

et peu à peu la chambre où je me trouve,

les murs, les fenêtres, mon propre corps s'évanouissent

et je m'enfonce mentalement et physiquement

dans ce battement des flots

qui me semble de plus en plus proche.

A vrai dire toute ma conscience

se confond à présent avec le c RI A zur.

Me voici devenu marée haute,

fils de la mer:

comme dans la chanson

ce n'est plus moi qui prend la mer,

c'est la mer qui m'emporte joyeusement,

je ne sais vers où

mais je m'en fous.

je me sens merveilleusement bien,

un peu ivre de cette liberté

conquise sur le temps et l'espace,

je ferme les yeux,

il me semble que j'ai déjà traversé des océans,

quand brusquement une chaleur exquise

m'enveloppe tout entier,

suis-je passé à une mer tropicale ?

Mais non cette douceur,

ces formes généreusement hémisphériques,

je les reconnais !

Je me retrouve blotti contre ton petit coeur

dont les battement

me rappellent avec ravissement

ta beauté écarlate

ainsi que mon enfance blottie dans les bras de ma MERE. Yvan Balchoy

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THE A LA MENTHE

Published on by YVAN BALCHOY

THE A LA MENTHE

Entre le grand nord

et le beau sud

à même le béton

de jeunes émigrés

ont planté comme une tente

qui nous offre

une ombre de fraicheur.

Plus de fébrilité

en ce passage

qui nous sourit comme un oasis.

Sur les conseils

d'un sage voisin

un thé à la menthe nous tente

sucré pour de vrai

pour toi

adouci autrement pour moi

Il est délicieux

Nous voici là-bas

à Fez ou à Rabat

mais c'est ton sourire

qui, un instant,

me restitue

ta joie de gosse

qui est ta plus belle offrande

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TRIANGLE D'OR

Published on by YVAN BALCHOY

TRIANGLE D'OR

Ton jardin secret

le plus doux des arrêts

Aux flancs de ta colline pudique

que de rêves ludiques

Ta prairie en fleur

senteur de bonheur

Ta toison de soie

paradis des doigts

Ton fascinant triangle

si doux à mesurer de la langue

Ton buisson ardent

qui me fait Adam

Ton émouvante fente

en attente d'offrande

Ton bouton mignon qui avec fierté

affirme sa félicité

Ta blessure écarlate

ma guérison immédiate

Ton vin d'exception

j'en voudrais être l'échanson

Douceur de tes profondeurs

où se marient nos humeurs

Ta rose en fête

ma joie secrête

Yvan Balchoy : le 19 mars 1993

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